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A
propos de la
CITES
Le
commerce international de la vie
sauvage
se monte à des billions de dollars chaque année
et cause
le déclin des populations sauvages de plusieurs
espèces
de faune et de flore. Le traité de la Convention sur le
Commerce
International des Espèces de faune et de flore Sauvages
menacées d'extinction (CITES) a été
initialement
signé en 1973 pour protéger certaines
espèces de
faune et de flore sauvages contre la surexploitation causée
par
le commerce international. La CITES est entrée en vigueur
pour
la première fois le 1er juillet 1975, et
aujourd’hui 172
nations ("Parties") ont signé le traité de la
CITES.
La
CITES prévoit trois
niveaux de
protection pour les espèces faisant l’objet du
commerce
international.
L’Annexe
I
de la CITES comprend les espèces qui sont
menacées
d’extinction et qui sont déjà, ou sont
susceptibles
d’être, affectées par le commerce
international. Ces
espèces ne peuvent pas faire l’objet du commerce
international si leur utilisation est à des fins
principalement
commerciales. Ces espèces peuvent en revanche être
exportées et importées à des fins non
commerciales. L’Annexe I comprend par exemple les tigres, les
éléphants d’Asie, les
chimpanzés, les
baleines à bosse, les ours malais, les aras rouges, les
tortues
de mer, les palissandres du Brésil, les plantes tropicales
géantes de Malaisie (Nepenthes rajah), les
orchidées
tropicales d’Asie.
L'Annexe
II de
la CITES comprend toutes les espèces qui, bien que
n'étant pas nécessairement menacées
actuellement
d'extinction, pourraient le devenir si le commerce des
spécimens
de ces espèces n'était pas soumis à
une
réglementation stricte ayant pour but d'éviter
une
exploitation incompatible avec leur survie. Les espèces
peuvent
également être inscrites à
l’Annexe II si
leurs parties ou leurs produits dérivés ne
peuvent
être facilement distingués de ceux des autres
espèces inscrites à l’Annexe I ou
à
l’Annexe II de la CITES. Le commerce international des
espèces de l’Annexe II est autorisé
mais il est
strictement contrôlé. Les Parties ne peuvent
délivrer un permis d’exportation de ces
espèces
qu’après avoir déterminé que
l’exportation ne nuira pas à leur survie.
L’Annexe
II comprend par exemple les ours noir américain, les otaries
à fourrure australe, les zèbres de montagne de
Hartmann,
les toucans toco, les iguanes, le mahogani de la côte
pacifique,
les palmiers en triangle (Dypsis decaryi), et les cyclamens.
L’Annexe
IIIde
la CITES comprend les espèces
désignées par une
Partie qui réglemente leur utilisation dans sa juridiction
et
qui a besoin de l’assistance des autres Parties à
la CITES
pour en contrôler le commerce international. Une telle
coopération se réalise principalement par la
délivrance de permis d’exportation par
l’Etat qui a
inscrit l’espèce à l’Annexe
III (ces permis
ne peuvent être délivrés que si le
spécimen
a été obtenu conformément aux lois de
l’Etat
d’exportation) et par la délivrance de certificats
d’origine par les autres Etats qui exportent les
espèces
inscrites à l’Annexe III. L’Annexe III
comprend par
exemple le paresseux d’Hoffmann inscrit par le Costa Rica, la
civette africaine inscrite par le Botswana, le tortue alligator inscrit
par les États-Unis d'Amérique, le mahogani
grandes
feuilles
inscrit par le Costa Rica, le Brésil et le Mexique.
Un
permis d’exportation ne
sera
délivré pour les spécimens vivants
d’une
espèce inscrite à l’une des Annexes de
la CITES que
si l’organe de gestion de la Partie d’exportation
estime
que ceux-ci ont été mis en état et
transportés de façon à
éviter les risques
de blessures, de maladies ou de traitement rigoureux.
Les
Parties à la CITES
doivent mettre
en vigueur et assurer l’application des dispositions du
traité par le biais de leur législation
nationale. Chaque
Partie à la CITES doit établir un organe de
gestion pour
délivrer des permis d’importation et
d’exportation,
pour administrer le commerce des espèces inscrites
à la
CITES, et pour créer des rapports annuels sur le commerce.
Chaque Partie doit également désigner une
autorité
scientifique qui donnera son expertise scientifique sur les
décisions d’importation et
d’exportation.
L’emploi d’une approche de précaution en
cas
d’incertitude est ici fondamental : le commerce ne doit pas
être autorisé à moins qu’il
n’y ait
suffisamment d’informations et de garanties pour assurer
qu’une espèce est protégée
contre sa
surexploitation.
Les
Parties examinent et votent les
propositions demandant l’inscription ou le
déclassement
des espèces des Annexes I et II lors de leurs
réunions
biannuelles (ou trisannuelles) de la Conférence des Parties
(CdPs). Les Parties peuvent ajouter unilatéralement des
espèces à l’Annexe III dès
qu’elles le
souhaitent.
Les
CdPs à la CITES donnent
également aux Parties l’opportunité
d’examiner et de voter des résolutions qui
interprètent le langage du traité. Les Parties
ont par
exemple adopté des résolutions donnant des
critères pour l’inscription des espèces
dans les
Annexes de la CITES. Elles ont également
créé un
mécanisme pour contrôler le commerce des
espèces de
l’Annexe II et pour assurer que ce commerce ne nuit pas
à
la survie de ces espèces. Elles ont finalement
créé une procédure pour approuver et
enregistrer
les opérations qui élèvent des
espèces en
captivité ou dans le cadre d’un ranch à
fins
commerciales pour les espèces inscrites à
l’Annexe
I de la CITES.
Trois
Comités de la CITES
sont actifs
entre chaque CdPs : le Comité Permanent, le
Comité pour
les Animaux, le Comité pour les Plantes – chaque
Comité est composé de représentants
des Parties de
six régions géographiques [Océanie,
Amérique latine et les Caraïbes, Afrique, Asie,
Europe et
Amérique du nord].
Pour
visiter
le site officiel de la CITES, rendez-vous sur notre page de
Liens.

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