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(Doha) – La 15ième Session de la
Conférence des Parties à la CITES s’est terminée aujourd’hui avec la
défaite d’un effort de dernière minute de la Zambie et de la Tanzanie
ayant tenté d’affaiblir la protection internationale de leurs
populations d’éléphants – une étape qui aurait représenté un pas
considérable vers la reprise du commerce international de l’ivoire.
Cependant, les progrès en matière de la protection des requins, dont le
requin-taupe commun qui est menacé d’extinction, ont également échoué
aggravant considérablement les risques qui pèsent sur une nouvelle
espèce précieuse pour les pêcheries.
« La Réunion de la CITES a eu des
hauts et des bas comme c’est toujours
le cas » a déclaré le Will Travers, le Président du SSN. « Mais la
question réelle qui se pose pour moi après les résultats décevants
ayant affecté les propositions sur les espèces marines dont les
requins, le thon rouge et les coraux, est de savoir si la CITES est
suffisamment forte pour réglementer leur commerce face à des pressions
de lobbying considérables provenant des pays consommateurs tels que le
Japon. »
Le SSN, qui travaille sur toutes les
propositions examinées par les
sessions de la CITES, s’est cependant félicité du fait que les Parties
aient eu la clairvoyance d’adopter une réglementation internationale
très nécessaire pour les iguanes à queue épineuse, le triton tacheté de
Kaiser, un scarabée endémique de Bolivie, cinq espèces de grenouilles
arboricoles et deux espèces d’arbres d’Amérique du Sud. « Les Parties à
la CITES ont démontré à maintes reprises qu’elles pouvaient offrir la
protection nécessaire aux espèces qui en ont besoin » a poursuivi M.
Travers. « Il est maintenant temps de confronter les intérêts des
pêches qui sont très puissants pour faire passer la conservation au
premier plan. »
Des questions de conservation très
controversées ont dominé les débats
jusqu’à la clôture de la Session.
Eléphants.
Initialement rejetées devant le Comité, la Zambie et la
Tanzanie ont à nouveau ramené leurs propositions sur l’éléphant en
assemblée plénière dans un effort de dernière minute visant à renverser
les résultats ayant abouti à leur défaite. Les Parties ont fermement
rejeté les propositions de la Tanzanie (55 votes pour ; 55 votes contre
; 34 abstentions) et de la Zambie (59 votes pour ; 47 votes contre ; 38
abstentions). Une majorité des deux-tiers des voies doit être favorable
à l’adoption d’une proposition pour que celle-ci soit adoptée. La
majorité des interventions s’opposant à ces propositions ont fait
référence à des préoccupations par rapport au braconnage croissant des
éléphants, aux niveaux considérables du commerce illicite et aux
contrôles du commerce insuffisants dans les deux pays. Il a également
été noté que la majorité des Etats de l’aire de répartition de
l’éléphant d’Afrique s’oppose à des déclassements supplémentaires et
sont très fermes dans leur opposition au commerce licite de
l’ivoire.
Espèces
marines. Après avoir été adoptée plus tôt dans la semaine
devant le Comité, une proposition soumise conjointement par Palaos et
l’Union Européenne demandant l’inscription du requin-taupe commun à
l’Annexe II a été rejetée en Plénière (84 votes pour ; 46 votes contre
; 10 abstentions) après que les débats sur cette proposition aient été
rouverts le dernier jour. Une proposition demandant l’inscription des
requins-marteaux à l’Annexe II a également été rejetée (76 votes pour ;
53 votes contre ; 14 abstentions).
De nombreuse Parties et beaucoup
d’organisations non-gouvernementales
ont exprimé leur inquiétude vis-à-vis du fait que des propositions
fiables sur le plan scientifique aient été rejetées et que l’action de
la CITES aient été empêchée du fait d’opinions politiques et d’une
opposition aux demandes de gestion durable des espèces marines
particulièrement à un moment où de plus en plus d’espèces marines sont
prélevées dans des quantités excessives pour le commerce.
La réunion s’est terminée par la
désignation de la Thaïlande en tant
que pays hôte pour la CoP16 en 2013.
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