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Communiqué immédiat:
22 Mars 2010

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LE COMMERCE DE L’IVOIRE EST REJETE A DOHA: les Parties à la CITES protègent l’éléphant d’Afrique contre l’adoption d’un commerce supplémentaire de l’ivoire

(Doha)– Les Parties à la CITES rassemblées à Doha, au Qatar, ont voté aujourd’hui contre la proposition de la Tanzanie pour une vente de 89 tonnes d’ivoire des stocks à la Chine et au Japon. Ce vote indique clairement que les Parties veulent une période de repos pendant laquelle la question du commerce de l’ivoire d’éléphant ne sera pas débattue afin de pouvoir concentrer leurs efforts sur la situation d’autres espèces sauvages menacées par le commerce international. 

« Ceci est une décision importante qui résonnera à travers le continent africain, » a déclaré Will Travers, Président du Réseau pour la Survie des Espèces (SSN) et Président de la Fondation Born Free. « Cependant, il nous faut attendre les débats sur une proposition similaire soumise par la Zambie pour le commerce de l’ivoire, et ceux sur la Proposition 6 soumise par le Mali, le Kenya, le Rwanda et d’autres, visant à empêcher tout commerce d’ivoire et à assurer que le niveau de protection CITES pour l’éléphant d’Afrique ne soit pas affaibli. Cela suffira-t-il à maintenir cette espèce en dehors de la ligne de mire ? » 

Dans un dernier effort pour rassembler quelques voix, la Tanzanie a scindé en deux sa proposition pour réduire la protection internationale de ses éléphants dans le commerce : « déclassement » de l’Annexe I vers l’Annexe II afin d’autoriser le commerce de trophées d’éléphants, d’animaux vivants et de produits d’éléphants non-commerciaux ; et « déclassement » suivi d’une vente des stocks d’ivoire. La Tanzanie n’a pas réussi à rassembler les deux-tiers de la majorité requis pour le déclassement de ses éléphants, avec 57 voix favorables, 45 contre et 32 abstentions. La proposition de déclassement suivi d’une vente des stocks n’a même pas rassemblé une majorité simple : 59 voix favorables, 60 contre et 13 abstentions. 

Des preuves importantes ont été présentées au cours de la session, contestant la capacité de la Tanzanie à gérer les éléphants et à lutter contre la fraude impliquant le braconnage des éléphants et le commerce illicite de l’ivoire. En fait, parmi plus de vingt tonnes d’ivoire saisies en 2009, une grande partie venait de Tanzanie d’après les analyses médico-légales effectuées sur les produits de contrebande confisqués. 

« Il est indubitable que la seule mention du commerce de l’ivoire dans les sessions de la CITES laisse entendre aux braconniers d’éléphants et aux bénéficiaires du commerce de l’ivoire que le marché de l’ivoire est ouvert, » poursuit Travers. « Ce n’est pas dans le meilleur intérêt de la conservation des éléphants. Les nations africaines, en particulier celles dont les populations d’éléphants sont fragiles et dont les services de lutte contre la fraude affectant les espèces sauvages ne reçoivent pas assez de fonds, doivent poursuivre leur importante mission de conservation des éléphants. »

 

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