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Communiqué immédiat:
14 Mars 2010

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Will Travers
President
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LA MISE MORT DE LA DIPLOMATIE?

(Doha) – Par un début de réunion CITES CoP15 extraordinaire, sans précédent et peu respectueux de la diplomatie, un délégué du Botswana a fait une demande en Assemblée Plénière pour que la Proposition 6 soit retirée de l’ordre du jour. Cette proposition, soumise par le Ghana, le Mali, le Kenya, la Sierra Leone, le Rwanda, la République du Congo Brazzaville et le Libéria, cherche à empêcher un commerce supplémentaire de l’ivoire et à maintenir le niveau actuel de protection CITES des éléphants pendant les 20 prochaines années.

Le Botswana a affirmé sans hésitation qu’il n’entrait pas dans les prérogatives de la CITES d’introduire des mesures susceptibles d’empêcher les Parties de faire des propositions futures pour amender les Annexes – dans le cas présent, susceptibles d’empêcher des déclassements futurs de l’Annexe I à l’Annexe II – et qu’une telle décision viendrait porter atteinte aux droits souverains de chaque Etat-membre. Bien sûr, lors de la réunion CITES de 2007, les Parties avaient bien approuvé un moratoire de neufs ans sur le commerce de l’ivoire en provenance de certains Etats de l’aire de répartition de l’éléphant d’Afrique.

Cependant, le Président de la Plénière, sous les conseils du Secrétariat de la CITES, a décidé que la Proposition 6 resterait à l’ordre du jour.

Cette initiative honteuse du Botswana a provoqué de nombreuses réactions parmi les participants surtout parmi les nombreux délégués qui sont très choqués par les propositions de la Tanzanie et de la Zambie qui cherchent à autoriser le commerce de 111 tonnes d’ivoire en stock pour les vendre à la Chine et au Japon.

Dans les couloirs de la salle de la réunion pendant une pause, les délégués africains provenant de toutes les parties du continent ont réitéré leur opposition ferme à tout commerce supplémentaire de l’ivoire. Ici, Monsieur Azizou El Hadj Issa, le Directeur de la Direction des Forêts et des Ressources Naturelles au Bénin (un petit pays d’Afrique de l’Ouest où il ne reste que 1200 éléphants), exprime son opposition au commerce de l’ivoire et en appelle au reste du monde pour soutenir les nombreux pays d’Afrique qui travaillent dur pour protéger leurs éléphants contre les braconniers.

Il est clair que les Parties devront au bout du compte décider si elles souhaitent voir davantage de convois internationaux d’ivoire très risqués et susceptibles de menacer la vie de dizaines de milliers d’éléphants à travers le continent ou soutenir des mesures susceptibles de diminuer la pression du braconnage, de suffoquer la demande d’ivoire et de renforcer quelque peu la sécurité des éléphants d’Afrique.

 

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