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LA HAYE — Les
délégués réunis
à La Haye, aux Pays-Bas, pour la réunion de la
Conférence des Parties à la CITES, ont
rejeté à une large majorité une
proposition américaine visant à retirer la
protection accordée au chat sauvage (Lynx rufus)
par les Annexes CITES. Le vote a été sans
appel : les opposants à la proposition
étaient deux fois plus nombreux que ses partisans.
Même si les Etats-Unis ont essayé à
plusieurs reprises – sans succès – de
faire adopter cette mesure, les Parties, entre autres le Mexique, la
Serbie, l’Allemagne au nom de l’UE et
l’Inde se sont vivement prononcées contre la
proposition.
« Le chat sauvage est déjà
l’espèce de félin qui souffre le plus
du braconnage, avec une moyenne de plus de 28,000 peaux
exportées annuellement des Etats-Unis entre 2001 et 2005, a
déclaré Adam Roberts, vice-président
de la Fondation Born Free USA, membre du
Réseau pour la Survie des Espèces (SSN).
Maintenir l’inscription à l’Annexe II
permet de contrôler efficacement le commerce et offre une
protection supplémentaire à l’un des
félins les plus menacés au monde, le lynx
d’Espagne (Lynx pardinus), que
l’on ne peut distinguer sur base de sa simple
apparence. »
La Liste Rouge des Espèces menacées
de l’UICN (Union internationale pour la Conservation de la
Nature) reconnaît que le chat sauvage
« est en déclin à cause du
braconnage et de la dégradation de son habitat et de son
territoire de chasse » et mentionne que
« des préoccupations existent encore
relativement au piégeage commercial tel que
pratiqué en Amérique du Nord, qui ne serait pas
nécessairement durable pour la population de chats
sauvages. »
Le vote a eu lieu rapidement au début de la session de la
matinée et les résultats – 28 voix
pour, 63 voix contre et 9 abstentions – ont montré
clairement la volonté des Parties qui souhaitent que le chat
sauvage continue à bénéficier des
mécanismes de contrôle du commerce
prévus dans le cadre de la CITES.
M. Roberts a conclu en disant :
« Il est très décevant de voir
son gouvernement défendre les intérêts
d’une industrie plutôt que la survie
d’une espèce, et ce contre l’avis
d’une majorité écrasante de citoyens
préoccupés par la conservation et la survie des
espèces. J’espère que ce vote enverra
un message clair au gouvernement américain : les
chats sauvages et les espèces similaires du monde entier
méritent d’être
protégés à long terme contre une
exploitation dictée uniquement par
l’appât du gain.»
Pour obtenir plus d'informations,
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Adam
M. Roberts, Press
Officer,
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E-mail: press@ssn.org
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